Enquête L'électromobilité reste une gageure pour le secteur de l'artisanat

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Dans le secteur de l'artisanat, le chemin vers l'électromobilité n'est pas simple. C'est le constat d'une enquête réalisée par la Chambre des Métiers et l'Automobile Club Luxembourg.

Les résultats de l’enquête ont été présentés mardi et montrent que plus de 90% des entreprises artisanales n’auraient toujours pas recours à l’électromobilité.

L’un des problèmes serait les bornes. Elles auraient dû être installées dans tout le pays dès 2020. À ce jour, seuls les deux tiers seraient en place, regrette le directeur de l’ACL, Jean-Claude Juchem.

"Le nombre de bornes prévues par l‘Etat, ne suffira pas pour alimenter le gros volume du parc automobile et tenir aussi compte des frontaliers. Nous considérons que la quantité devrait être 10 à 15 fois supérieure." Il faudrait en plus continuer à développer les infrastructures.

"Nous avons clairement constaté qu’il y a un gros point faible au niveau des résidences ou des copropriétés, où habitent nos collaborateurs. Si vous voulez une borne, l’ensemble de la copropriété doit donner son accord. Si ce n’est pas le cas, c’est [une entreprise] de longue haleine."

Selon le directeur de la Chambre des Métiers, Tom Wirion, il faudrait également réfléchir au fait que la période est incertaine, comprenez: hausse des prix de l’énergie. Par conséquent, les entreprises attendraient. Il ne faudrait pas tout miser sur une carte, mais il faudrait considérer davantage d’alternatives.

"Comprenez: l’hydrogène ou l’essence synthétique. Il faut être ouvert à la technologie et c’est pourquoi les entreprises avancent à tâtons sur le sujet, ce qui n’est pas surprenant, car une entreprise de construction n'est pas forcément spécialiste en matière automobile."

Les entreprises devraient être correctement conseillées. L'ACL et la Chambre des Métiers demandent en outre que la prime "Clever fueren" soit prolongée au-delà du 31 mars 2024.

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