Chantier à WasserbilligLe pont frontalier restera fermé au trafic ferroviaire jusqu’au 20 septembre

Eve Bernardo
Christophe Hochard
adapté pour RTL Infos
Depuis deux semaines, le pont frontalier de Wasserbillig, sur lequel circule le train entre l’Allemagne et le Luxembourg, est fermé et le restera jusqu’au 20 septembre. Après cette date, les trains pourront à nouveau l’emprunter, mais les travaux de rénovation du pont ne seront pas encore terminés.

Le pont a été inauguré en 1861 et a dû être reconstruit après sa destruction durant la Seconde Guerre mondiale. Les derniers travaux d’envergure remontaient à 1995. Il était donc temps d’entreprendre une rénovation importante, comme l’explique Meik Cartus, ingénieur en génie civil et responsable du projet :

"Nous avions surtout des problèmes d’étanchéité. Lors de nos contrôles périodiques, nous avons constaté que de l’eau s’infiltrait dans l’ouvrage et, à long terme, ce n’est évidemment pas bon pour sa structure. L’objectif principal du projet est donc de renouveler l’étanchéité et de moderniser également les installations de drainage."

Collaboration étroite entre les CFL et la Deutsche Bahn

Les travaux sur le pont frontalier constituent un projet relevant d’un territoire de souveraineté commune. Leur organisation a donc nécessité une coordination active avec l’Allemagne. Les CFL collaborent ainsi étroitement avec la Deutsche Bahn. Donjeta Mulaj, de la DB à Coblence, explique comment cette coopération s’est déroulée :

"Nous avons dû faire face à quelques défis, aussi bien du côté de la Deutsche Bahn que de celui des CFL. Cela est dû notamment aux réglementations et aux règles techniques, qui diffèrent naturellement d’un pays à l’autre et nous ont parfois confrontés à certains problèmes. Néanmoins, nous avons essayé de trouver ensemble des solutions et de prendre en compte les réglementations et les directives des deux côtés."

Une plateforme artificielle dans la Sûre

Un autre défi de ce projet est la Sûre, qui coule sous le pont avant de se jeter dans la Moselle. Une plateforme artificielle a été aménagée dans la rivière afin de permettre la réalisation des travaux sous le pont. Mais même lorsque les trains recommenceront à circuler sur le pont, cette plateforme continuera d’être utilisée, explique Meik Cartus.

"Pour l’instant, nous nous sommes naturellement concentrés sur les travaux situés dans la zone de danger liée à l’exploitation ferroviaire. Mais nous conserverons cette plateforme dans l’eau aussi longtemps que possible. Nous continuerons également à travailler sous le pont jusqu’à la fin du mois d’octobre, selon nos estimations."

D’autres travaux sont prévus sur le pont frontalier en 2028. Ils consisteront notamment à aménager un chemin d’accès destiné à la maintenance. Cela permettra, dans les années à venir, d’effectuer de petits travaux sans perturber le trafic ferroviaire.

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