Mouvement écologique Le plafonnement des prix est un "échec absolu" pour la politique climatique

RTL Infos
Mercredi matin, la présidente du Mouvement écologique, Blanche Weber, était l'invitée de la rédaction de RTL Radio.

A présent "beaucoup de gens pousseraient un soupir de soulagement", la paix sociale serait assurée dans le pays, "mais du point de vue de la protection de l'environnement, le plafonnement des prix dans l'accord tripartite serait un échec absolu", a déclaré mercredi sur RTL la présidente du Mouvement écologique, réagissant aux mesures annoncées à l'issue de la dernière Tripartite.

"Nous serions au coeur d'une crise énergétique et d'une crise climatique, et les deux auraient dû être prises en considération ensemble tout le temps." Le prix serait en effet déterminant pour changer le comportement des consommateurs, "à la maison comme dans les entreprises", explique Blanche Weber.

La consommation serait maintenant arrosée de subventions, "sans sélectivité sociale et sans sélectivité par rapport aux entreprises." Bien sûr, les entreprises et les ménages devraient être soutenus pour effectuer la transition énergétique, mais pas avec un plafonnement des prix. Nous aurions eu des mois voire des années, pour déterminer quelle redistribution pouvait être réalisée. Tout le monde saurait que "ceux qui gagnent beaucoup d'argent, consomment aussi beaucoup plus d'énergie" et à présent, l'Etat les soutiendrait eux aussi, critique la présidente de l'ONG.

La problématique climatique serait toujours lésée, et cela depuis 20, 30 ans déjà. Le Mouvement écologique fera tout pour que les fonds ne manquent pas pour faire avancer la transition énergétique. Les mesures annoncées coûteraient en effet à l'Etat plus de 1,2 milliard d'euros. "Nous allons revendiquer qu'il reste suffisamment d'argent pour soutenir vraiment de réelles mesures d'économie d'énergie", a ajouté Blanche Weber.

De même, les mesures d'économie d'énergie annoncées par le ministre Claude Turmes, ne seraient pas assez conséquentes ni structurées. Par exemple, en matière d'éclairage des rues, le ministre aurait pu trancher sous quelles conditions une commune pourrait moins éclairer à l'avenir. Une autre idée pourrait être d'avancer l'heure des matchs de football afin de ne pas devoir allumer les gros spots autour des terrains. De manière très générale, il n'y aurait rien eu de très nouveau dans ces annonces, déplore Blanche Weber.

Back to Top
CIM LOGO