La peste porcine approcheLe Luxembourg va "réduire rapidement sa population de sangliers"

RTL Infos
Une prime pour éliminer les marcassins, des heures de tir adaptées pour les chasseurs. Le Luxembourg a réuni sa taskforce "peste porcine" et a décidé de prendre des mesures pour prévenir l'apparition de la peste porcine sur son territoire.
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La peste porcine africaine (PPA) qui touche les sangliers et les porcs se propage chez nos voisins. La prolifération du virus en Allemagne, dans les Länder de Hesse, Rhénanie-Palatinat et Bade-Wurtemberg, fait que le niveau de surveillance a été renforcé mardi en Moselle et dans le Bas-Rhin.Pour prévenir l'introduction du virus, vu que maintenant le risque de contamination de la population de sangliers et du cheptel porcin au Luxembourg grandit, la ministre de l’Agriculture, Martine Hansen, et le ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, ont convoqué la taskforce "peste porcine".

En concertation avec les nombreux acteurs concernés (Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire, Haut-Commissariat à la protection nationale, Administration de la nature et des forêts, Administration des ponts et chaussées, vétérinaires praticiens, Fédération St-Hubert des chasseurs du Grand-Duché de Luxembourg et le secteur porcin), "des mesures de prévention et de lutte à mettre en place en cas de détection d’un cas de PPA au Luxembourg ont été définies", assure ce mercredi le ministère de l'Agriculture.

Il a été décidé de "réduire rapidement la population de sangliers", et de "réintroduire pour une durée de six mois, une prime de tir pour les marcassins". D’autres mesures concernant la loi relative à la chasse, notamment l’adaptation des heures de tir, sont prévues.

Les autorités nationales suivent l’évolution de la PPA "de près" et sont en contact permanent avec les autorités allemandes, belges et françaises pour coordonner leurs actions.

"Pas de risque pour l'être humain"

Le virus de la PPA affecte les sangliers et les porcs domestiques, mais "ne présente aucun risque pour l’être humain, même en cas de consommation de viande ou de produits de viande contaminée", assure le ministère de l’Agriculture.

La propagation du virus se fait de manière directe, par contact entre les animaux. Mais aussi de manière indirecte, via des déchets alimentaires contenant de la viande de porc. Ces déchets doivent dont "être éliminés pour éviter tout contact avec un sanglier ou un porc", prévient encore le ministère.

Actuellement, aucun vaccin n’est disponible contre cette maladie. C’est pourquoi l’accent est mis sur la prévention et la sensibilisation. Le ministère demande à tous les acteurs concernés "d’exercer une vigilance accrue et de renforcer la surveillance pour limiter au maximum une éventuelle propagation de la maladie" chez les sangliers, ainsi que le risque d'introduction du virus dans le cheptel porcin luxembourgeois. Les conséquences économiques pourraient être importantes pour le secteur.

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