
Lundi, la fraction du premier parti d'opposition au Luxembourg, a fait le bilan de l'année parlementaire en cours: 434 questions parlementaires, 10 propositions de loi et 120 motions, mais le principal sujet d'agacement reste la manière dont le gouvernement se comporte avec le Parlement.
En fait, le Parlement pourrait aussi être aboli, a déclaré la coprésidente du groupe parlementaire, Martine Hansen.
Ce qui se passe maintenant n'est digne d'aucune démocratie. C'est "du jamais-vu". Il n'y a aucun respect vis-à-vis de la Chambre ni de ceux qi ont voté. La discussion politique ne serait pas souhaitée et serait évitée par principe. Le meilleur exemple serait la ministre de la Famille libérale, Corinne Cahen, qui n'a répondu à aucune question de l'opposition sur le rapport Waringo.
Malheureusement, les citoyens ne percevraient pas souvent le comportement de la majorité: "C'est vraiment dommage que les réunions des commissions ne soient pas publiques. Chacun pourrait alors se faire une idée de la manière dont sont traitées les propositions constructives de l'opposition."
La santé, le logement, l'environnement, ce sont là les axes essentiels, mais aussi l'éducation. "Nous avons besoin de beaucoup plus d'enseignants qualifiés. Nous devons mener une discussion sur le profil de l'enseignant."
Autre thème: la sécurité. "Si la prévention échoue, l'Etat doit gouverner et faire respecter l'Etat de droit (...)", a dit le député Leon Gloden. Le CSV pense notamment à la prérogative d'expulsion et à de petites caméras (bodycams) pour la police.
Sur le plan fiscal, le CSV plaide pour une taxe sur la spéculation, qui ne devrait toutefois pas s'appliquer pour les descendants en ligne directe. L'impôt corona du LSAP, ne serait pas applicable, selon le coprésident du groupe parlementaire, Gilles Roth: "Le DP ne participera pas, les Verts ne disent rien. En tant que CSV, nous disons que cela semble peut-être sympathique, mais nous ne savons pas comment cela devrait être mis en œuvre matériellement, réglementairement et pratiquement."
Pour l'été, le premier parti d'opposition au Luxembourg exige un meilleur système de réaction dans le secteur de la santé, une étude épidémiologique en complément du rapport Waringo ainsi qu'une loi "pandémie".
Après une année compliquée, nous voulons emprunter de nouvelles voies, unissant parti et groupe parlementaire, selon le nouveau président du CSV, Claude Wiseler.
Quant au dossier Fränk Engel autour de l'association "Frëndeskrees", il n'impacterait pas le travail habituel.