
Le député-maire de Hesperange a critiqué cette nouvelle proposition du gouvernement qui, selon lui, "diabolise" les investissements privés dans les locations immobilières.
Cette proposition a été perçue amèrement par le CSV, comme l'a expliqué Marc Lies, député-maire de Hesperange dans une interview accordée à RTL ce lundi matin. Il précise que la Commission parlementaire en charge du logement n'a été prévenue qu'en dernière minute et que de nombreuses questions étaient encore en suspens.
Marc Lies détaille: "si on a acheté un logement de 80 mètres carrés il y a 12 ans, on pouvait alors demander un loyer maximal de 1.560 euros. Maintenant, si cette loi passe, ce loyer serait plafonné à 1.093 euros. J'ai peur que de nombreux propriétaires de logements loués ne pensent à vendre leur bien, car ce serait une solution désormais plus rentable que la location".

Le député CSV critique ce frein locatif qui, selon lui, "freinerait aussi les investissements privés ce qui provoquerait un ralentissement des achats immobiliers en vue d'une location".
Marc Lies souligne toutefois qu'il ne faut pas généraliser, "de nombreux propriétaires ont joui de loyers élevés sans devoir rembourser des mensualités trop onéreuses sur leur prêt hypothécaire". Il est cependant convaincu que cette proposition de loi toucherait aussi la classe moyenne.
Ces changements au capital investi sont une "diabolisation de l'investissement privé dans la location", selon le député CSV qui est d'avis que les promoteurs privés sont tout aussi importants que les promoteurs publics.
Le député-maire marque quand même son accord de principe en ce qui concerne la réforme de l'impôt foncier et l'introduction d’un impôt national sur la non-occupation de logement et de l’impôt à la mobilisation de terrains. Il ajoute toutefois que certains détails doivent encore être revus, selon son parti qui a fait cette demande "depuis des années".
Afin d'agir contre le manque de logements au Luxembourg, le CSV avait proposé d'autres mesures au printemps. Notamment, celle qui prévoit que le périmètre de construction doit être ouvert là où les infrastructures le permettent. "Il faut pouvoir construire de manière plus dense là où c'est possible, par exemple dans ma ville, cela n'aurait aucun sens de construire davantage avant l'arrivée du contournement avec les nombreux bouchons qui se forment à l'intérieur de la localité plusieurs fois par jour", termine le bourgmestre de Hesperange.