Débats sur l'état de la nationLe CSV critique, le DP explique

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Mardi, le Premier ministre, Xavier Bettel, a prononcé son discours sur l'état de la nation. Les députés ont commencé à en débattre mercredi après-midi.
D'Chamber wärend der Ried zur Lag vun der Natioun
D'Chamber wärend der Ried zur Lag vun der Natioun
© Lynn Cruchten

Le premier parti d'opposition critique durement le gouvernement. Selon la coprésidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen, avec toutes ces crises, le "seuil de tolérance" est atteint chez de nombreux citoyens et citoyennes.

"La guerre d'Ukraine n'est pas responsable de tout. Même avant la guerre, il y avait de la pauvreté dans le pays. Il y a une crise du logement et une crise qui atteint jusqu'à la classe moyenne. (...) Une bonne partie a été faite maison, même si le Premier ministre s'est beaucoup félicité hier. Les gens ressentent la crise."

Les finances de l'État seraient déséquilibrées en raison d'une politique financière irresponsable des deux gouvernements bleu-rouge-vert. C'est pour cette raison qu'aucune grande réforme fiscale ne serait possible maintenant, a déploré Martine Hansen. Le CSV demande en effet l'ajustement du barème fiscal à l'inflation. La ministre libérale des Finances, Yuriko Backes, a expliqué mercredi sur RTL qu'une telle réforme serait trop coûteuse.

La coprésidente du groupe CSV donne aussi un zéro pointé à la politique sanitaire du gouvernement. Avec les longs délais d'attente chez de nombreux spécialistes, on ne pourrait pas parler de politique de santé préventive.

Par ailleurs, le gouvernement devrait prendre au sérieux la manifestation des agriculteurs mardi devant la Chambre et rendre durable l'agriculture avec les acteurs de terrain.

Le deuxième orateur de l'après-midi était le président du groupe parlementaire libéral, Gilles Baum, qui se devait de réagir aux déclarations du CSV. L'élu DP a insisté sur les cinq milliards investis en aides pour les ménages et les entreprises depuis la pandémie.

"Dites-nous, quelles mesures un CSV n'aurait pas prises pendant la pandémie? Quel genre d'aide il n'aurait pas payée aujourd'hui en pleine crise de l'énergie? Où le CSV aurait-il fait des économies? Aurait-il construit moins d'écoles ou moins investi dans les transports publics? Je ne peux pas l'imaginer."

Le député libéral n'a toutefois pas perdu son sang-froid. L'après-midi a été plutôt calme. Même le président du groupe parlementaire LSAP, Yves Cruchten, a adopté un ton conciliant, bien qu'une réforme de l'impôt sur les salaires, que les socialistes avaient réclamée, soit désormais écartée.

"En ces temps compliqués, il est difficile de regarder loin devant.Par conséquent, la nécessaire réforme fiscale ne doit pas venir d'un seul coup, mais étape par étape. Nous saluons le fait que le premier ministre et la ministre des Finances aient annoncé un certain nombre de mesures fiscales, parmi lesquelles se retrouvent certaines de nos propositions."

Puis il y a quand même eu une remarque en direction du partenaire de coalition libéral, même si elle n'est pas neuve: le LSAP ne trouve pas judicieux de tenir maintenant mordicus au 30% de dette publique et au triple A. Tout investissement pour plus de justice sociale serait juste. Dans tous les domaines, que ce soit le logement ou la transition énergétique.

Mais Yves Cruchten s'est demandé si les aides sociales étaient suffisamment ciblées.

Les débats sur le discours du Premier ministre se poursuivront mercredi soir. Un député de chaque parti doit s'exprimer le premier jour. Jeudi matin, les débats reprendront pour un deuxième tour.

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