
En automne, c’est surtout le risque d’inondations qui augmente. C’était l'objet de la conférence de presse organisée jeudi par le ministre de l’Environnement Serge Wilmes et des représentants de l’Administration de la gestion de l’eau.
Même si la météo actuelle nous le ferait presque oublier, l’été a bel et bien été un été record, tant en ce qui concerne les températures que la sécheresse. De nombreux cours d’eau ont atteint des niveaux extrêmement bas, certains s’étant même complètement asséchés par endroits.
On peut bien sûr se dire : maintenant, il pleut, donc tout va bien ? Pas vraiment. C'est justement parce que les sols sont tellement secs que le risque d’inondation est plus élevé, comme l’explique Christophe Gilbertz, de l’Administration de la gestion de l’eau :
"Malheureusement, même lorsqu’il pleut actuellement, l’eau de pluie ne peut pas pénétrer directement dans le sol, car les sols sont desséchés. Les couches supérieures, en particulier, sont extrêmement sèches. Cela signifie que s’il devait maintenant tomber d’importantes quantités de pluie en très peu de temps, avec des précipitations aussi fortes que celles que nous avons connues, par exemple, il y a un an, en septembre 2025, cette eau ne pourrait pas être absorbée aussi facilement par le sol et ruissellerait alors en surface. C’est précisément ce qui pose problème et pourrait également provoquer des inondations."
C’est pourquoi le site inondations.lu a également été remanié : avec des prévisions plus réalistes et de meilleures capacités, le site doit devenir plus accessible et plus convivial. Il permet ainsi de s’informer sur la situation météorologique actuelle et de voir dans quelle mesure le risque d’inondation est réel.
De manière générale, le gouvernement souhaite améliorer l’information saisonnière, car chaque saison peut amener des situations auxquelles il est possible de se préparer de manière préventive. Le changement climatique rend certaines situations météorologiques extrêmes plus probables. L’État propose donc également une série d’aides sur lesquelles il entend mieux informer la population. C’est notamment le cas en matière d’inondations. Le ministre de l’Environnement Serge Wilmes explique :
"Il existe des aides financières permettant d’installer des barrières devant les portes et les fenêtres, et il est également possible de bénéficier de conseils. C’est très important de simplement savoir que l’on n’est pas seul. Le gouvernement a mis en place des mesures auxquelles les citoyens peuvent avoir recours, mais nous devons informer en permanence la population à ce sujet afin que chacun sache que ces dispositifs existent. C’est précisément l’objectif de ce nouveau point d’information saisonnier."
Le site fournit déjà toute une série d’informations, notamment sur les aides disponibles. Mais ce n’est pas le seul outil permettant de s’informer : Géoportail permet également de savoir plus précisément si l’on habite ou non dans une zone à risque, comme l’explique Claude Schortgen, de l’Administration de la gestion de l’eau :
"Nous conseillons simplement aux gens d’ouvrir le site. En haut de la page, il y a une barre de recherche dans laquelle on peut très facilement saisir son adresse. La carte zoome alors sur l’endroit concerné et, sur le côté gauche, on peut parcourir les différents layers, comme on les appelle. On peut ensuite afficher les différentes cartes et voir quel est le niveau de risque pour son lieu de résidence à ce moment-là."
Il n’existe par ailleurs pas de recommandation unique, car chaque situation est différente. Selon le type d’alerte émise, différentes mesures peuvent être prises, comme vider la cave, installer des barrières de protection ou encore couper l’électricité.