
En amont de cette réunion, Xavier Bettel avait déjà informé les ONG de l'aide au développement actives dans la sensibilisation et l'éducation qu'une réforme était en cours d'élaboration.
Une réorganisation nécessaire selon le ministre car chaque travail de sensibilisation n'était pas le même pour toutes les organisations. Certaines étant actives sur le terrain, d'autres organisant des ateliers avec leurs propres membres dans leurs bureaux.
"Lorsque l'on parle de sensibilisation, cela veut dire qu'il faut informer le grand public. Il faut trouver la bonne approche pour garder les personnes déjà acquises à la cause tout en essayant de recruter un nouveau public. Quatre millions d'euros sont utilisés dans ce cadre, et ce sont des projets qui ont lieu au Luxembourg. L'affaire Caritas a montré qu'une partie de l'argent avait été gâchée, c'est donc notre devoir de réinstaurer la confiance entre les citoyens et les ONG", explique Xavier Bettel qui souhaite une certaine clarté et des règles qui seront mises en place avec les ONG.
Pour le député socialiste Franz Fayot, anciennement au ministère de la Coopération, il s'agit d'une "vue un peu étroite": "le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération semble ne pas se souvenir du fonctionnement des ONG. Si on veut transmettre les faits, ce qu'on appelle la sensibilisation et de nos jours plus globalement l'éducation, il faut que tout le monde s'unisse, entre les équipes sur le terrain à l'étranger, et les autres personnes qui s'occupent des relations publiques ou de la communication et qui vont justement transmettre les informations aux jeunes et aux moins jeunes".
Déi Gréng avaient déjà formulé certaines critiques à l'égard du ministère de la Coopération en avril dernier avant de réclamer des explications suite à l'annonce de la réforme. Après ce deuxième passage de Xavier Bettel en Commission parlementaire, Djuna Bernard se montre un peu plus optimiste: "nous avions l'impression ces derniers mois qu'à travers ses actions et son actionnisme, monsieur Bettel avait plutôt provoqué l'agitation au lieu de créer de la prévisibilité. Nous sommes ravis que la situation semble se normaliser grâce au dialogue avec le secteur, même si, à long terme, de nombreux aspects restent encore vagues".
Les écolos souhaitent dès lors continuer à s'occuper du sujet tout en échangeant régulièrement avec le cercle des ONG.