
Si l'on en vient vraiment à plafonner l'énergie à 15% maximum du prix actuel et à geler le prix de l'électricité, ce serait une réponse adaptée pour les entreprises comme pour les particuliers, dans cette crise qui touche tout le monde, selon Ginette Jones. Il s'agirait d'une bonne base, mais la deuxième étape devrait consister à déterminer comment on pourrait aider de manière plus sélective.
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Il y a quelques mois de cela, c'était encore calme, mais maintenant, les gens commenceraient à devenir nerveux, parce qu'ils ne sauraient pas ce qui va leur tomber dessus. Un certain nombre de services auraient nettement plus de travail et commenceraient à atteindre leurs limites. De plus, la plupart de leurs clients seraient locataires et la hausse des prix n'apparaîtrait souvent qu'en fin d'année. Autrement dit, l'essentiel du travail retomberait encore sur les offices sociaux, craint la présidente de l'Entente.
L'une des tâches essentielles des offices sociaux serait bien sûr de fournir à ceux qui en ont besoin de l'argent pour s'en sortir. Mais les aides sociales impliqueraient également toute une série d'autres services, tels que les repas sur roues, le tiers payant social, l'adresse de référence, les visites à domicile etc. Il faudrait d'abord faire la connaissance des personnes, pour pouvoir ensuite les orienter correctement et cela prend du temps et des forces, selon Ginette Jones. Au niveau du personnel, nous atteindrions la limite, aussi parce que le travail administratif aurait augmenté. Il faudrait réduire les tâches administratives. En revanche, l'Entente serait bien pourvue financièrement, grâce à la loi de 2009, car 50% des coûts sont pris en charge par les différentes communes et 50% par l'Etat.
Le logement reste le défi essentiel parce que chez certains ménages, il représente jusqu'à 50% des revenus, d'après Ginette Jones. "Laissez-nous faire notre travail social, comme le travail social doit être fait." Tel est le message de la présidente de l'Entente des Offices Sociaux aux responsables politiques.
Il faudrait supprimer les difficultés bureaucratiques et faciliter l'accès au travail, particulièrement dans une période, où tous les secteurs recherchent de la main d'oeuvre, selon Ginette Jones.