Fernand Kartheiser"Je ne suis pas responsable de la liberté d'opinion en Chine ou en Russie"

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Lundi, Fernand Kartheiser, nouvel eurodéputé ADR, était l'invité de la rédaction de RTL.
© François Aulner

Fernand Kartheiser est le premier membre de l'ADR à siéger au Parlement européen. La Chambre au Luxembourg est confortable, comparée à Strasbourg. C'est "un monde beaucoup plus grand et plus compliqué", a estimé lundi Fernand Kartheiser sur RTL. "C'est aussi une nouvelle aventure à laquelle il faut s'acclimater. C'est un labyrinthe et aussi un labyrinthe politique," avec des constellations à découvrir, "des structures de pouvoir qu'il faut tenter de comprendre." "C'est en tout cas un grand défi".

En ce qui concerne la politique nationale, il veut lâcher prise. Il a "pleinement confiance" dans les personnes qui siègent désormais pour l'ADR à la Chambre. Il souhaite toutefois continuer à collaborer avec elles, pour aborder les questions qui préoccupent à la fois le Grand-Duché et le Parlement européen.

La semaine dernière, lors de l'élection de la Présidente de la Commission européenne, Fernand Kartheiser a voté contre Ursula Von der Leyen. Pour lui, tous les voyants virent au rouge s’il entend que la liberté d’information et d’opinion doit être restreinte. "Nous avons aussi eu de telles situations au Luxembourg, par exemple à l'époque du Covid-19", où notre culture démocratique a été restreinte. Cela, le nouveau député européen ne veut pas le tolérer.

A propos de la censure dans des pays tels que la Russie ou la Chine, Fernand Kartheiser, a déclaré "ne pas être responsable de la liberté d'opinion dans ces pays", mais bien de la liberté d'opinion ici au Luxembourg. Cependant, il a ajouté regretter que la liberté d'expression soit affectée dans d'autres pays et qu'il le soulignait lors de discussions avec les partenaires issus de ces pays.

A propos de la guerre en Ukraine, il est évident que Kiev ne peut plus la gagner aujourd'hui. "Ce n'est plus qu'une question de temps". Il faut maintenant entreprendre des négociations diplomatiques pour  mettre un terme à tout cela. L'UE est également sollicitée.

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