
La Fédération des hôteliers, restaurateurs et cafetiers du Luxembourg se félicite que ce gouvernement n'envisage pas de hausse d'impôts. Ce serait bon pour la sécurité de planification des entreprises, selon son secrétaire général, François Koepp, invité de la rédaction de RTL ce mercredi. Le paysage fiscal devrait cependant être modernisé, afin de rester compétitif par rapport à l'étranger. Le Luxembourg doit pouvoir attirer de nouveaux talents.
Le secteur horeca est évidemment impacté par l'inflation élevée, "qui a commencé avant la guerre en Ukraine.". Certains produits ont augmenté jusqu'à 40% et le secteur est confronté depuis un moment déjà à une pénurie de certains produits alimentaires.
Selon le secrétaire général de l'Horesca, "certains clients commenceraient à faire des économies, particulièrement parmi la clientèle âgée." C'est pourquoi il serait important que les mesures issues de la tripartite entrent bientôt en vigueur, afin de maintenir le pouvoir d'achat des ménages. D'après François Koepp, la tripartite aurait été placée "sous le signe de la paix sociale" et aurait moins visé à aider les entreprises. On aurait veillé à "freiner l'inflation, car le maintien du pouvoir d'achat est plus important que le versement de tranches indiciaires."

Depuis la pandémie et le télétravail renforcé, la fréquentation des restaurants a baissé. Aujourd'hui encore, regrette François Koepp. "Le télétravail pourrait présenter des risques."
Un autre problème du secteur horeca est la pénurie de personnel. "Il manque 1.500 personnes, qualifiées et moins qualifiées", selon François Koepp. Le secteur aurait perdu un grand nombre de salariés pendant la pandémie, pas parce qu'ils ont été licenciés, mais parce qu'ils se sont réorientés et qu'à présent, ils ne souhaitent plus revenir dans leur ancienne profession.
Le manque de personnel toucherait toute l'Europe, selon François Koepp. Par conséquent, il faudrait aller voir plus loin pour attirer des candidats au Luxembourg. Le secrétaire général de l'Horesca a cité le Vietnam et le Cap Vert à titre d'exemples.
L'attitude du secteur horeca vis-à-vis des considérations visant à proposer la carafe d'eau du robinet dans le restaurant en plus de l'eau minérale, peut être qualifiée de très réticente. François Koepp s'est félicité mercredi matin que l'Horesca soit parvenue à imposer que le service soit volontaire et qu'un projet pilote soit désormais lancé. La Fédération a ainsi pu éviter l'intervention du gouvernement et que celui-ci impose aux restaurateurs d'offrir de l'eau du robinet à leurs clients.
Les clients doivent savoir que le service ne sera pas gratuit. Une limite supérieure n'est pas prévue non plus. Chaque entreprise est libre de demander ce qu'elle pense être juste. "Vous devez calculer votre marge quelque part." "Il ne s'agit pas non plus d'évincer le marché local de l'eau", a conclu François Koepp.