
Il affirme d'emblée que c'est toute notre vie économique qui est fragilisée.
Jeudi matin sera présenté le plan national d'économies d'énergie. Depuis le mois d'août et ce jusque fin mars, les pays de l'UE doivent économiser 15% de gaz. Le directeur de Greenpeace souligne qu'on a certes perdu du temps, mais qu'il est trop tard pour être pessimiste. Selon lui, tout un chacun peut faire des économies, par exemple en conduisant sa voiture moins vite. Beaucoup de problèmes que nous rencontrons à présent, ont été mis en évidence par Greenpeace depuis plusieurs décennies. Les solutions ne doivent pas être cherchées à un niveau local mais plutôt de manière globale. "Comme l'Homme est à l'origine de cette crise, on peut changer la donne. Il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle.", précise Raymond Aendekerk.
Malgré tous les problèmes auxquels elle fait face, la société ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. D'après le directeur de Greenpeace, ce point est à souligner, même si on aurait dû s'emparer plus tôt de certaines questions comme celle de la transition énergétique.
Greenpeace soutient des actions ciblées, pas de remise sur le carburant, mais une taxe CO2. Raymond Aendekerk ajoute que l'État gaspille beaucoup d'argent et qu'une réforme des impôts est nécessaire. Au niveau de l'UE, une taxe sur les superprofits est actuellement discutée.
Au sujet de la politique nucléaire, pour Raymond Aendekerk il est clair qu'une phase de transition est nécessaire, mais que l'énergie nucléaire est dépassée, trop chère et pas assez sûre. Il ajoute que certaines expertises indépendantes démontrent que les sources d'énergie durable sont moins chères, ce que montre d'après lui également la crise énergétique actuelle.