
Sven Clement n'a pas épargné les responsables politiques du pays dans ses critiques sur les mesures proposées par le gouvernement afin d'économiser l'énergie. Selon lui, elles ne vont pas assez loin et elles ne sont pas assez concrètes. Il évoque même un "refus de travail" de la part du gouvernement.
"Le ministre de l'Énergie Claude Turmes semble ne pas vouloir endosser la responsabilité de ces décisions importantes", s'est exclamé le député des Pirates, "ces mesures doivent être obligatoires et non pas volontaires, nous avions espéré un peu plus de courage de la part du gouvernement en ces temps de crise".
Sven Clement est d'avis que même si ces mesures avaient été obligatoires, elles n'auraient pas suffi. Le pays a besoin, selon lui, d'un plan de production énergétique clair et précis: "le chantier est loin d'être fini afin de produire assez d'énergie dans le pays, comme par exemple le solaire. L'État devrait montrer l'exemple en se positionnant comme pionnier en la matière, alors que seuls 4% des toits de bâtiments publics sont équipés d'une telle installation".
Les Pirates demandent une prime énergie pour cet hiver en amont de la prochaine tripartite prévue ce dimanche: "elle devrait être plafonnée à 4 fois le salaire minimum. Jusqu'à la fin de l'hiver, le gouvernement devrait prévoir au moins 150 euros par mois afin de couvrir les coûts supplémentaires", explique Sven Clement. Les Pirates critiquent également le fait que la tripartite soit organisée à huis clos entre le gouvernement, le patronat et les syndicats mais sans le Parlement.
Enfin, le député a également critiqué la remise à la pompe sur les carburants: "une mesure dont une minorité de résidents ont pu profiter, on ne peut pas parallèlement rester indifférent aux milliards de bénéfices que réalisent les grands groupes pétroliers et subventionner le litre avec 7,5 centimes payés par les impôts. Finalement, ce sont les citoyens eux-mêmes qui ont financé cette remise. Nous aurions préféré que les groupes pétroliers prennent une partie de ces suppléments à leur charge, comme c'était en partie le cas en France", a encore déploré Sven Clement.