
"Non à la vaccination obligatoire avant l'âge de 50 ans", tel était l'intitulé d'une pétition qui avait dépassé le seuil minimum des 4.500 signatures et qui a donc déclenché un débat public à la Chambre sur le sujet. Le pétitionnaire Jean-Marc Graul a exposé sa vision en soutenant la liberté de chacun à faire ses propres choix en matière de vaccination.
Selon lui, de nombreuses personnes auraient encore peur du vaccin: "certaines personnes ne veulent pas se faire vacciner, nous devons respecter ce choix. Il ne faut pas condamner ni stigmatiser celles et ceux qui ont un avis différent et qui ne veulent pas se faire vacciner. Nous sommes en démocratie, et c'est leur droit de penser différemment, le Premier l'avait encore dit le 5 mai 2021".
Le docteur Ochs, privé de ses fonctions en raison de plusieurs infractions au Code de déontologie, était à ses côtés lors du débat. Ses propos allant parfois un peu trop loin, il a dû être rappelé à l'ordre afin de répondre correctement aux questions des députés.
La ministre de la Justice Sam Tanson a rappelé que: "jusqu'à nouvel ordre, l'obligation vaccinale n'était plus d'actualité. Il s'agit donc ici d'une discussion purement théorique, mais si la situation devait à nouveau se dégrader, les autorités suivront l'avis des experts scientifiques et médicaux afin de décider s'il est opportun et envisageable de prendre une telle décision".
De son côté, la ministre de la Santé Paulette Lenert a expliqué que "les soucis des citoyens étaient compréhensibles il y a un an", mais que la position de nos jours était un peu plus nuancée: "nous disposons aujourd'hui d'un consensus plus élargi qui prévoit qu'une éventuelle obligation doit être nécessaire, efficace et avoir un but bien précis. Nous savons qu'avec les différents variants, la vaccination ne peut pas complètement freiner la circulation du virus. Mais nous maintenons, et cela a été scientifiquement prouvé, que les personnes vaccinées présentent toujours moins de risques de souffrir de formes graves de la maladie".
Le pétitionnaire a également déclaré que "les hôpitaux n'avaient été saturés à aucun moment par le virus", des propos que plusieurs députés et la ministre de la Santé ont immédiatement réfutés en rappelant que plusieurs établissements avaient "atteint leurs limites" lors des périodes les plus compliquées de la pandémie.
Certains députés ont cependant admis que des craintes et des doutes émanaient encore et toujours de la société, pas seulement en matière de vaccination mais également de présence et circulation du virus dans le monde.