
Ce dimanche débutera la tripartite. Afin de s'y préparer, le gouvernement a reçu ce mercredi les syndicats et le patronat. Et à l'issue de cet entretien qui a duré plus longtemps que prévu (l'entrevue entre le gouvernement et le patronat a duré deux heures trente et celle avec les syndicats deux heures), le premier ministre Xavier Bettel a donné une conférence de presse.
Xavier Bettel s'est présenté seul devant les journalistes. Il n'y a donc pas eu de réactions officielles de l'UEL ou des syndicats, seulement quelques mots adressés aux journalistes.
Le Premier ministre a parlé de discussions "constructives".
Un point central a été l'inflation. Le Statec envisage trois scénarios, du plus optimiste (deux nouveaux index dans les 10 prochains mois) au plus pessimiste (quatre nouveaux index). Sachant qu'il y aura en plus, quoi qu'il arrive, une tranche indiciaire reportée de 2,5%, qui sera versée l'année prochaine en juin.
Le conseil de gouvernement se réunira dès jeudi après-midi pour déterminer les orientations de la Tripartite.
Le ministre d'Etat a ensuite souligné que dans la situation actuelle, les citoyens doivent trouver une écoute, que ce soit auprès de leur employeur, du gouvernement ou des partenaires sociaux. Ne pas écouter serait une erreur politique, sociale et aussi économique, selon Xavier Bettel.
C'est en ce sens que le Premier ministre demande qu'à partir de dimanche la réunion tripartite se déroule dans un esprit ouvert, constructif et solidaire, et qu'elle arrive à des conclusions au plus tard début octobre.
D'autres tripartites ne seraient pas à exclure, car la situation serait "sérieuse". Entreprises et ménages auraient besoin d'aide maintenant, affirme le premier ministre. En tout cas, l'accord de la Tripartite de mars dernier serait déjà bon pour la poubelle et ne répondrait plus à la situation actuelle.
Selon le ministre d'Etat, dans les discussions entre les trois partenaires, "aucune solution ne devrait être exclue". Il serait cependant évident, que les tranches indiciaires qui seront à échéance, ne seront pas décalées d'office.
Il s'agirait d'une crise exceptionnelle avec une inflation que le Luxembourg n'avait plus connu depuis 40 ans. Dans cette période incertaine, il faudrait rassurer la population - personne ne doit être laissé de côté. L'Etat est également prêt à sortir l'argent nécessaire, promet le Premier ministre sans toutefois avancer de chiffres.