MicropolluantsCertaines stations d'épuration du Luxembourg devront être modifiées

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De minuscules particules, appelés micropolluants ne sont pas filtrées lors des trois étapes prévues dans les stations d'épuration.
© Domingos Oliveira

Ces particules sont des résidus de crèmes ou de médicaments doivent donc être éliminées par la suite, ce qui implique une action supplémentaire. C'est pour cette raison que les 13 plus grandes stations d'épuration du pays devront être adaptées d'ici à 2027 grâce à l'ajout d'une 4e étape d'épuration de l'eau.

Comme chaque structure doit être adaptée différemment, les coûts ne peuvent être estimés qu'approximativement, soit entre 10 et 20 millions d'euros par station. L'élargissement des stations d'épuration a été prévu dans le 3e plan de gestion, mis à jour tous les 6 ans et approuvé par le Conseil de gouvernement le 22 juillet dernier.

MESURES DÉJÀ RÉALISÉES

Des efforts considérables ont été réalisés ces dernières années en matière de protection des ressources avec notamment

  • l’augmentation des capacités de traitement des eaux usées de 20% depuis 2015,
  • la réduction de moitié des apports en azote en provenance des stations d’épuration depuis 2000,
  • la délimitation des zones de protection d’eau potable pour plus de 80% des captages dont le plus important au niveau du barrage de la Haute-Sûre, ou encore
  • des travaux de renaturation des cours d’eau sur une longueur de 38 kilomètres.

Le financement de ces projets par le Fonds pour la gestion de l’eau géré par le ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable a augmenté de 2/3 depuis 2000 et est actuellement de l’ordre de 90 millions euros par an.

QUALITÉ DES COURS D'EAU

Ces efforts ne reflètent cependant pas entièrement la qualité de nos cours d’eau, dont aucun ne se trouve dans un bon état suivant les critères exigeants établis par l’Union européenne. En ce qui concerne les eaux souterraines, la moitié des masses se trouve dans un bon état.

Cette situation s’explique par les raisons suivantes: pressions multiples sur les ressources en eau (agriculture, urbanisme, industries, …), retard dans la mise en place des mesures suite à la disponibilité de terrains et des conflits d’intérêts, retard d’effets des mesures sur la qualité de l’eau, changements climatiques, croissances démographiques et économiques.

Le Luxembourg tient à préserver les ambitions élevées en vue d’atteindre le bon état des eaux. Ainsi 197 types de mesures et 2374 mesures individuelles ont été définis dans les domaines de l’agriculture, de l’hydromorphologie, des eaux souterraines et de la gestion des eaux urbaines en vue d’atteindre le bon état des masses d’eau au Luxembourg.

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