
Au plan social, les mesures issues de la Tripartite, ne seraient pas suffisamment sélectives. Ce serait, comme souvent, le principe de l'arrosoir qui aurait été appliqué et ce serait regrettable. Le plafond pour être éligible aux aides sociales, serait aussi trop vite atteint, si un salarié travaille à temps plein avec un salaire seulement légèrement supérieur au salaire minimum. De plus, de nombreuses démarches pour recevoir des aides, seraient souvent trop compliquées au plan administratif.
Cela aurait été le bon moment pour prendre des mesures ciblées, socialement échelonnées. En outre, il serait important de combattre à long terme la pauvreté énergétique et d'inciter à la rénovation énergétique.
Dans notre société, les gens les moins aisés seraient la plupart du temps locataires. Par conséquent, Caritas demande qu'il soit interdit aux propriétaires de logements mal isolés de les louer, et en même temps que l’Etat subventionne davantage l’assainissement de ceux-ci afin de ne pas trop pénaliser les propriétaires.
Comme le rappelle Caritas dans son communiqué publié jeudi, avant la pandémie et la guerre en Ukraine, c’est-à-dire avant la flambée des prix de l’énergie, il y avait déjà près de 23.000 personnes au Luxembourg (3,6% de la population) qui n’étaient pas en mesure de chauffer de manière adéquate leur logement.