
En effet, ce dispositif pourrait bientôt s’étendre à la Ville Haute. Le collège échevinal a déjà donné son feu vert de principe et la bourgmestre Lydie Polfer a officiellement demandé au ministre de l’Intérieur d’autoriser l’installation de nouvelles caméras dans le haut de la ville. Le nombre d’appareils et leur emplacement précis restent à définir.
La décision finale appartient toutefois à la Police, qui doit d’abord analyser les besoins et déterminer les zones où une surveillance supplémentaire serait utile. À l’Hôtel de Ville, on insiste sur le fait que les caméras ne résolvent pas tout, mais qu’elles permettent de mieux comprendre ce qui s’est passé après une infraction et d’identifier plus rapidement les auteurs. Pour le premier échevin Maurice Bauer, l’expérience menée à la Gare et à Bonnevoie montre que la demande est réelle et que les agents ont besoin de ces outils pour travailler efficacement.
L’initiative répond aussi à une pression venue du terrain. Dans une grande discussion WhatsApp créée par le commerçant Alexandre de Toffol, les professionnels de la ville haute échangent depuis plus d’un an des informations sur les vols, les pickpockets et les comportements problématiques. Photos, signalements, alertes : le groupe est devenu un canal de vigilance informelle. Pour ses membres, des caméras supplémentaires ne régleraient pas tout, mais elles offriraient à la Police des images précieuses et joueraient un rôle dissuasif.
Si l’État donne son accord, la ville de Luxembourg et la Police devront encore définir la solution technique la plus adaptée. Un choix qui déterminera la rapidité du déploiement. Mais le mouvement semble lancé : après la Gare et Bonnevoie, la Ville Haute pourrait devenir le prochain secteur où la vidéosurveillance sera renforcée.