
La file se rallonge et ne désemplit pas sur le parvis de la gare de Metz. Plus de 200 personnes y patientent en moyenne "une demi heure", prêtes à acheter un souvenir "pour immortaliser ce moment. Dans quelques années, je me dirais que j'ai acheté quelque chose à Metz pour la venue de Léon XIV", raconte Théo, 22 ans, venu de Ham-sous-Varsberg, à l'Est de Metz. Un passage dans l'une des quatre boutiques officielles s'impose.

"Les gens descendent du train et ils achètent et achètent.... C'est une population très cosmopolite. Avec des Allemands, des Anglais, des Espagnols et nous avions même un client Colombien", raconte Francine, l'une des 1.600 bénévoles embauchés par le diocèse de Metz ce lundi 28 septembre 2026. Devant les portes de la gare, les gadgets partent comme des petits pains. Sept euros pour le porte-clé rectangulaire ou rond. Deux euros pour le petit drapeau papal. 10€ la gourde ou le tote-bag et 12€ le chapelet.

Venus spécialement de Nancy en train avec quatre de leurs six enfants, Louis-Nicolas et Sophie sont venus "partager un moment historique en famille". Et pour en garder trace et surtout "ne pas oublier tous les enfants et la famille", ils déboursent sans sourciller 60 euros pour des tee-shirts, des chapelets, des veilleuses, etc. "Il faut dire que le logo est très réussi. Il est coloré et on y voit la mitre papal et la colombe de la paix", souligne Louis-Nicolas.

Le logo a été développé pour la venue du pape en France et représente une rosace colorée de la cathédrale avec plein de symboles. "Il condense en une seule image toute la force spirituelle et l'espérance de cette visite papale", résume Vatican news. "Aujourd'hui, le monde entier va avoir un nouveau regard sur Metz et je trouve ça génial!", Lance dans la file Christine, 77 ans, qui vit à Metz et verra passer deux fois le pape sous ses fenêtres.
Également Messine, mais moins chanceuse, Fanny, 46 ans, doit prendre le train. Elle est professeure d'anglais à l'Université de Lorraine à Nanc. Mais juste avant de se rendre au travail, elle essaye d'attraper "des bougies ou un tee-shirt puisque le vin est sold-out". Elle va quitter Metz le cœur gros, mais "je regarderai le replay ce soir à la télévision", assure-t-elle.