
L'homme s'est "présenté spontanément au commissariat local en avouant qu'il l'avait étranglée", a précisé à l'AFP Olivier Glady, procureur de la République.
Il est en garde à vue depuis 20h15 lundi "pour l'infraction de meurtre par conjoint ou concubin".
Les faits se sont produits au domicile du couple, qui a un enfant de trois ans, a précisé M. Glady dans un communiqué.
Les premiers éléments de l'enquête et la levée de corps ont permis de découvrir "des traces de violences entre les clavicules et le cou de la femme ainsi que des traces de suffocation pouvant (...) coïncider avec le scénario exposé par le conjoint", a-t-il ajouté.
"Aucune blessure de défense" n'a été relevée et la mort a été estimée par le médecin légiste "aux alentours de 18h".
L'enquête de voisinage a permis d'apprendre qu'une voisine avait "entendu des cris" provenant de l'appartement du couple "vers 17h30".
À ce stade, "les éléments relatifs à la vie du couple sont encore peu déterminés", selon le procureur.
Mais la famille était inconnue des services de police et de justice pour des faits de violences intrafamiliales et aucune plainte ni intervention au domicile du couple n'a été relevée par le passé.
L'enquête, confiée au commissariat de police de Sarreguemines, est d'abord supervisée par le parquet de Sarreguemines, qui se dessaisira prochainement au profit de celui de Metz, s'agissant d'un crime de sang.
Selon les derniers chiffres officiels publiés en octobre, le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% en France entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.