IGPN saisie à MetzL’ado réfute l'agression, le policier visé dénonce une diffamation

RTL Infos
L’interpellation d’une jeune fille de 14 ans à Metz, survenue le 5 octobre dans le contexte de l’agitation lycéenne, fait l’objet d’une enquête de l’IGPN après la diffusion d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
© Capture d'écran

Les images montrent un policier en civil au côté de l’adolescente, à terre près d’un arrêt de bus, semblant lui toucher les cheveux et la poitrine. La séquence a suscité de nombreuses réactions en ligne, certains internautes accusant le fonctionnaire d’agression sexuelle.

Selon le procureur de la République de Metz, David Touvet, l’adolescente a été entendue par l’IGPN. Elle a “réfuté tout acte de violence et tout acte d’agression sexuelle” lors de son interpellation. Son représentant légal, également auditionné, n’a pas déposé plainte. Le parquet précise que les investigations se poursuivent, notamment pour identifier la personne à l’origine de la diffusion de la vidéo.

Le magistrat indique avoir ouvert une enquête dès mardi matin et saisi l’IGPN, avec l’appui de l’Office anticybercriminalité chargé d’authentifier et d’analyser les images. L’objectif est d’établir précisément les conditions de l’interpellation et de déterminer s’il existe ou non des faits pouvant relever d’une agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans.

De son côté, le policier mis en cause, dont le visage apparaît clairement sur la vidéo, a déposé plainte pour diffamation publique envers un dépositaire de l’autorité publique. Cette plainte a été jointe à la procédure en cours.

La diffusion de cette séquence intervient dans un climat tendu autour des manifestations lycéennes. Selon le ministère de l’Intérieur, dix autres enquêtes ont déjà été ouvertes par l’IGPN depuis le début du mouvement. Au total, 6.059 interpellations ont été recensées depuis le 28 septembre et 715 policiers ou gendarmes ont été blessés.

À Metz, le parquet attend désormais la transmission complète du dossier d’enquête pour décider des suites à donner. La vidéo, au cœur de l’affaire, continue de circuler, alimentant les débats autour des conditions d’interpellation et de l’usage des images sur les réseaux sociaux.

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