"L'éducation est un droit, pas un privilège !" C'est l'un des slogans entendus mardi dans les rues de Metz, où les lycéens ont participé à l'"Acte III" de la mobilisation qui se poursuit dans plusieurs villes françaises.
À Metz, la manifestation a débuté à 14 heures sur la Place de la Gare. Quelques centaines de personnes étaient présentes au départ, avant que le cortège ne grossisse rapidement pour atteindre environ 2.500 manifestants. Le défilé a ensuite pris la direction de l'université.
Les lycéens n'étaient pas les seuls à participer à la mobilisation. Des représentants de parents d'élèves, des syndicats d'enseignants ainsi que d'autres organisations syndicales, dont Force ouvrière et la CGT, étaient également présents. Des représentants des usines Renault ont aussi rejoint le cortège.
Parmi les revendications des manifestants : davantage d'enseignants, des classes moins chargées et de meilleures conditions matérielles dans les établissements scolaires.
Des revendications que partagent également les enseignants présents dans le cortège.
"Les revendications qu'ils ont aujourd'hui, à savoir davantage de profs, des effectifs moins lourds, des locaux salubres pour pouvoir étudier dignement, ce sont les revendications des profs depuis 20 ans. Donc si, au moment où eux les portent, on n'est pas là pour les soutenir, je ne sais pas à quel moment on descend dans la rue !"
Une autre enseignante dénonce, elle, la manière dont la mobilisation est couverte dans les médias. Elle estime que les revendications des jeunes passent trop souvent au second plan derrière les incidents.
"On déplore la couverture médiatique avec un focus uniquement sur les violences. On entend trop peu les revendications des gosses. S'il vous plaît, écoutez-les, ils ont des choses à nous dire. Et on pense la même chose qu'eux."
À Metz, la manifestation s'est déroulée dans le calme. L'équipe de RTL présente sur place n'a constaté aucun affrontement avec les forces de l'ordre.
La situation était différente dans d'autres villes françaises. Des incidents ont notamment été signalés à Nancy et à Paris, où les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.
Derrière cette mobilisation se trouve notamment une revendication de justice sociale. Pour les manifestants, l'éducation doit permettre à chacun de construire son avenir et d'accéder à de bonnes conditions de vie.
Ils dénoncent notamment le manque d'enseignants et les difficultés liées aux infrastructures dans les quartiers les plus défavorisés. Des conditions qui, selon eux, rendent plus difficile l'accès à une éducation de qualité.