
New York, Milan et Paris n’ont pas le monopole de la mode. D’autres petites villes s’invitent à leur manière dans un cercle à qui l’on donne les dimensions que l’on souhaite.
Peut-être qu’Arlon songera un jour à repousser les murs de son Hall polyvalent pour y caser plus de monde. En attendant, il faudra se contenter des 1.200 places disponibles pour assister à la 12e édition de la Lux Fashion Week à partir de ce vendredi. «Les places sont parties en quelques secondes», témoigne Marie Schweisthal, styliste et taulière d’un rendez-vous auquel elle va prendre part pour la 12e fois.
"C’est très professionnel. Ils se donnent les moyens. Je me souviens que déjà les premières éditions avaient suscité un certain engouement." Pour les professionnels de la mode installés en Province de Luxembourg, c’est carrément le temps fort de l’année.
"Je suis de mieux en mieux organisée et de plus en plus sereine, mais je sais qu’il y aura des pièces à finir en dernière minute et que d’autres créations devront être modifiées. C’est dans ces moments-là que l’imaginaire fait le reste. En général, les créateurs travaillent mieux sous pression", plaisante la quadragénaire.

Ils seront 12 (Damien Ducobu, Raquel Lopes, Violette Briel, Francine Keiser, Hélène Guiot, Mathieu Panzokou, Alimac, Charlotte Spoidenne, Florent Stevens, Victoire Waxweiler, Tania Zorina et Christelle Bukasa) autour de Marie à défendre leurs créations, bénéficiant d’une caisse de résonnance qui passe allègrement la frontière.
Après le défilé, qui lance le week-end le vendredi soir, il y aura le Lux Fashion Store, le dimanche de 11h à 17h30 au Palais. C’est-à-dire l’occasion de présenter les pièces au grand public.
"C’est un moment important car ça permet à toutes les personnes qui n’osent pas pousser la porte de nos magasins de venir à notre rencontre sans se sentir obligées d’acheter. Elles se rendent alors compte qu’il existe des créations accessibles à toutes et dans toutes les tailles."
Marie Schweisthal, elle, a ouvert dans le chef-lieu sa boutique dédiée au mariage. A la suite de demandes, l’idée lui est venue de recréer des pièces à partir de robes de mariée. "Pour certaines, c’est sacré et on n’y touche plus une fois le mariage terminé. Mais d’autres trouvent que pour un tel coût, ça vaut la peine de la transformer."
Marie fait alors parler son sens de la création pour imaginer une petite blouse en dentelle avec un pantalon plus basique pour se faire un petit resto ou la coupe d’un tutu long en deux.
Elle n’en dira pas plus et invite les curieux et curieuses à lui rendre une petite visite dimanche prochain au Palais pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de se procurer les fameux sésames.