Charles "jovial" après la mort de Diana? Le frère de Lady Di sort son livre choc

AFP
Le frère de la princesse Diana, Charles Spencer, règle ses comptes avec la famille royale britannique, en particulier avec le roi Charles III, dans un livre sorti mardi, qui fait les titres depuis plusieurs jours, près de trente ans après la mort de "Lady Di".
Des exemplaires de "Swan Song: Diana, My Sister", le livre de Charles Spencer consacré à sa défunte sœur, la princesse Diana, dans une librairie à Londres, le 22 septembre 2026
Des exemplaires de "Swan Song: Diana, My Sister", le livre de Charles Spencer consacré à sa défunte sœur, la princesse Diana, dans une librairie à Londres, le 22 septembre 2026
© AFP

"Swan Song: Diana, My Sister" ("Diana, ma soeur: le chant du cygne") a été mis en vente mardi dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni et la France. Les droits ont été achetés pour qu'il soit traduit dans douze langues. Il figure en douzième place des meilleures ventes sur le site britannique d'Amazon, en dehors des romans. 

Voici les principales allégations contenues dans le livre, dont des extraits, distillés par le Daily Mail, ont donné lieu à un rare démenti du palais de Buckingham.

Charles III dans le viseur

Charles Spencer affirme que l'ex-époux de Diana, alors prince de Galles, semblait "d'une jovialité insouciante", comme s'il "avait gagné au loto", lors d'un échange téléphonique après l'accident qui a coûté la vie à Diana, le 31 août 1997 à Paris. Le décès à 36 ans de la princesse, extrêmement populaire, a suscité une émotion mondiale.

Selon Charles Spencer, l'héritier du trône voyait dans cet évènement l'occasion "d'épouser la femme qu'il aimait", Camilla, aujourd'hui reine.

Dans un autre passage, il revient sur un différend qu'il a eu avec Charles sur la participation des princes William et Harry à la procession derrière le cercueil de leur mère lors de ses funérailles.

Il accuse Charles d'avoir montré du "mépris" envers Diana et d'avoir affirmé qu'elle serait "bientôt oubliée".

Fait rarissime, cette allégation a poussé le palais de Buckingham à réagir, pour contester cette version des faits. "La douleur d'un deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et altérer les souvenirs", a déclaré un porte-parole de Charles III.

(Dg-d) Le frère de Diana, Charles Spencer, aux côtés du prince William, du prince Harry et de Charles, alors prince de Galles, lors des obsèques de la princesse Diana, le 6 septembre 1997 à Londres
(Dg-d) Le frère de Diana, Charles Spencer, aux côtés du prince William, du prince Harry et de Charles, alors prince de Galles, lors des obsèques de la princesse Diana, le 6 septembre 1997 à Londres
© POOL/AFP/Archives

Dans un entretien au Mail on Sunday, Charles Spencer, 62 ans, a maintenu ses accusations et reproché au roi de mettre en doute son témoignage.

Il affirme aussi que Diana avait pensé à annuler son mariage après avoir découvert un bracelet que Charles avait acheté pour Camilla. Et que la princesse, en proie à des pensées suicidaires, s'était rendue plusieurs fois en voiture jusqu'à Beachy Head, falaise du sud de l'Angleterre. Mais l'amour qu'elle portait à ses fils "l'a empêchée d'aller plus loin", écrit-il.

Elizabeth II pas épargnée

Selon Charles Spencer, la reine Elizabeth II --décédée en 2022-- aurait d'abord réagi de manière "irritée" lorsqu'elle a appris l'accident de Diana. La souveraine aurait dit: "Qu'est-ce qu'elle a encore fait?", avant de prendre conscience de la gravité de la situation. 

Des personnes déposent des fleurs devant un mémorial dédié à la princesse Diana, dans le parc d'Althorp House, près de Northampton, le 31 août 2026, à l'occasion du 29e anniversaire de sa mort
Des personnes déposent des fleurs devant un mémorial dédié à la princesse Diana, dans le parc d'Althorp House, près de Northampton, le 31 août 2026, à l'occasion du 29e anniversaire de sa mort
© AFP/Archives

Après le décès de Diana, Elizabeth II aurait proposé de restituer à la princesse son titre d'altesse royale, retiré après son divorce avec le prince Charles en 1996. Une offre refusée par son frère.

A l'époque, la reine avait été critiquée pour sa froideur apparente, en décalage avec l'émotion internationale suscitée par la mort de la princesse.

"Contre-vérités"

Plusieurs médias ont cité des sources proches du palais qui dénoncent "l'hypocrisie" du frère de Diana, à qui ils reprochent d'exposer l'intimité de sa soeur tout en accusant les tabloïds de l'avoir harcelée de son vivant.

Des exemplaires de
Des exemplaires de
© AFP

Ancien journaliste, auteur d'ouvrages sur l'histoire du domaine familial d'Althorp où repose Diana, Charles Spencer estime qu'il était de son "devoir" de témoin d'écrire ce livre, et assure aussi vouloir corriger des "contre-vérités qui se sont imposées au fil du temps".

Rencontrée par l'AFP dans une librairie de Londres, Mary Scheible, une Américaine de 69 ans en vacances, a acheté l'ouvrage, qu'elle a "hâte de lire". "J'ai toujours été fan de Diana. J'ai surtout envie d'en savoir plus sur son enfance et ses relations avec son frère et ses sœurs", dit-elle. "J'ai vu des phrases qui ont peut-être été sorties de leur contexte", ajoute cette retraitée, qui souhaite se "forger (sa) propre opinion".

Parallèle avec Harry et Meghan

Le prince Harry, duc de Sussex, et son épouse Meghan, à Bondi Beach, à Sydney, le 17 avril 2026 en Australie
Le prince Harry, duc de Sussex, et son épouse Meghan, à Bondi Beach, à Sydney, le 17 avril 2026 en Australie
© POOL/AFP/Archives

Dans un entretien à la BBC diffusé dimanche, Charles Spencer établit un parallèle entre le traitement réservé à Diana par les tabloïds et celui subi ces dernières années par son fils cadet Harry et son épouse Meghan, récemment réinstallés au Royaume-Uni.

Il déplore "une influence délétère" et un "poison", comme il l'avait déjà fait dans son éloge funèbre remarqué aux obsèques de sa soeur. 

Mohamed al-Fayed

Charles Spencer rapporte dans son livre que Diana "n'aimait pas Mohamed al-Fayed", père de Dodi al-Fayed décédé avec elle dans l'accident de voiture.

L'homme d'affaires égyptien Mohamed Al-Fayed, le 14 janvier 2008 à Londres
L'homme d'affaires égyptien Mohamed Al-Fayed, le 14 janvier 2008 à Londres
© AFP/Archives

La princesse lui aurait "raconté avec dégoût qu'au début de son idylle avec Dodi, Mohamed s'était approché d'elle, avait laissé traîner la main sur ses fesses et les avait pincées en lui disant d'un ton concupiscent: en Egypte, le beau-père a la primeur".

L'ex-propriétaire de Harrods, décédé en 2023, est accusé par des dizaines de femmes d'agression sexuelle, de viol et d'exploitation sexuelle.

Back to Top
CIM LOGO