
Souvent festifs, les cortèges de mariage peuvent hélas dégénérer et faire les gros titres de la presse : autoroutes “privatisées”, comportements routiers dangereux, dégradations...
Mais ce qui est arrivé ce dimanche après-midi à l’aéroport Paris-Orly n’est vraiment pas banal. Vers 17h40, le pilote d’un avion EasyJet qui venait de Venise était en train d’atterrir quand il a soudain aperçu de mini-explosions et de la fumée au niveau du sol, près d’une piste d’atterrissage, rapporte le Parisien.
Le commandant de bord a aussitôt interrompu sa manœuvre d’atterrissage afin de ne pas mettre en péril la sécurité des passagers et de l’appareil. Il a remis les gaz pour regagner de l’altitude. Il a effectué un large tour, survolant l’Essonne, Sénart, une partie de la Seine-et-Marne puis l’Est du Val-de-Marne, avant de tenter un nouvel atterrissage.

Évidemment, du côté de la tour de contrôle, c’est le branle-bas de combat. “Les contrôleurs aériens ferment la piste 3. Il leur reste la 4, normalement utilisée pour les décollages à ce moment-là, où la 2 réservée aux urgences et cas exceptionnels. Décision est prise de diriger le vol EasyJet vers la piste 4, où il se posera « sans encombre »” rapporte encore le Parisien. La piste 3 ne sera rouverte qu’en début de soirée.
La cause de cette pagaille ? Des personnes en train de célébrer un mariage, non loin de là. Jusqu’à tirer une dizaine de mortiers d’artifices à l’angle de la rue Lamartine et de la rue du 8-Mai-1945 à Villeneuve-le-Roi. “Selon nos informations, l’un des mortiers aurait atteint l’appareil, ce que ne confirme pas le parquet de Créteil ce lundi matin” précise le Parisien.
Les forces de l’ordre se sont rendues sur place, et ils ont même réussi à obtenir la vidéo d’un témoin qui a filmé la scène. Ils y découvrent que les fameux tirs de mortiers émanaient d’un cortège de mariage constitué d’une quinzaine de véhicules, dont plusieurs voitures et des quads. Le parquet évoque seulement la présence d’ ”une berline et plusieurs individus tirant des mortiers en l’air”.
Ignoraient-ils qu’ils se trouvaient à deux pas d’une piste d’atterrissage, là où les avions volent à basse altitude? Ou avaient-ils choisi exprès cet endroit dans l’espoir d’en atteindre un avec leurs explosifs? Une enquête est en cours et les recherches pour retrouver ces individus restent pour l’instant vaines.