
Si l'autonomie des véhicules électriques ne cesse de progresser, on sait que les promesses des constructeurs à ce niveau sont souvent... trop optimistes. Pourquoi ? Parce que cette autonomie est calculée dans des conditions peu réalistes, sur des bancs à rouleaux qui ne reproduisent pas tous les paramètres de la conduite en condition réelle (résistance à l'air, écarts de températures, utilisation de la climatisation, style de conduite...)
La plupart des acheteurs de véhicules électriques le savent et s'attendent à cet écart avec l'autonomie annoncée. Mais en Allemagne, un conducteur a été tellement déçu qu'il a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux. Et il a gagné, rapporte le site juridique germanique Anwalt.
Cet homme avait acheté une Peugeot e-2008 GT dont l’autonomie était annoncée de 341 km, selon la norme WLPT. Rapidement, il s'aperçoit qu’il est dans l’incapacité de parcourir plus de 160 km, soit 47 % du total promis.
L’acheteur va alors se rapprocher du vendeur, estimant avoir été floué. Celui-ci refusant d’annuler la vente, le client va alors saisir la justice pour résilier le contrat, d’après Ouest-France.
Le tribunal de Wuppertal, près de Düsseldorf (Allemagne) a estimé que le client a bien été induit en erreur et a condamné à rembourser les frais de justice du plaignant, reprendre le véhicule et le rembourser tout en déduisant les 40 000 km déjà parcourus.
Un cas similaire a eu lieu en France en 2025, lorsque la cour d’appel de Toulouse a également ordonné le remboursement d’un utilitaire appartenant à une société de BTP dont l’autonomie était inférieure de 30 % aux performances annoncées.