
Selon la presse internationale spécialisée, la banque est dans le viseur de la Banque centrale européenne (BCE) mais également dans celui de la CSSF, la Commission de surveillance du secteur financier au Grand-Duché.
Le syndicat bancaire ALEBA a également été mis au courant des craintes des 130 collaborateurs par le biais des membres de la délégation du personnel. La banque Havilland a son siège dans l’avenue Kennedy au Kirchberg et possède des filiales en Suisse, au Liechtenstein ou encore à Monaco. L’institution a régulièrement fait couler de l’encre ces dernières semaines suite à plusieurs scandales.
Il y a environ 6 ans, la CSSF avait déjà infligé une amende d’un million d’euros à la société pour mauvaise gouvernance dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent. La banque était également suspectée d’activement participer aux spéculations contre la monnaie du Qatar en Grande-Bretagne, sans oublier des relations commerciales douteuses avec le prince britannique Andrew, une affaire de blanchiment d’argent à Monaco ou encore des bidouillages concernant le volume de la perte déclarée de la maison-mère au Luxembourg.
L’ALEBA est en tout cas sur le qui-vive et demande à la banque un budget afin d’au moins correctement indemniser ses employés: “et bien qu’elle sécurise un budget pour justement garantir que tous ces employés qui leur ont été fidèles auront une sortie honorable par rapport à tout ce qu’ ils ont donné pour l’entreprise. Ils ne sont pas responsables de ce qui se passe et on espère simplement que la société respectera ce côté social par rapport à leurs employés”, a déclaré le président du syndicat Roberto Mendolia au micro de RTL.
La CSSF n’a pour l’instant souhaité faire aucun commentaire.
La banque Havilland a par ailleurs déjà entamé une cessation d’activités au Liechtenstein et en Suisse, selon plusieurs médias spécialisés. Fabian Käslin, CEO des banques dans ces deux pays, a déjà quitté son poste au mois d’avril dernier.