Lucas Chevalier, le gardien du Losc, a dégoûté le FC Metz en stoppant deux pénalties concédés par son équipe. Le Losc s'est imposé 2-0.

Lille s’est imposé 2-0 contre Metz dimanche grâce à des buts de Yusuf Yazici et Jonathan David dans un match avec trois pénalties sifflés dont deux arrêtés par Lucas Chevalier, le gardien du Losc.

Désormais invaincu en Ligue 1 depuis huit matches, Lille (4e, 26 pts), reste au contact de Monaco (3e, 27 pts), vainqueur un peu plus tôt dans l’après-midi de Montpellier (2-0) et revient à trois points de Nice (2e, 29 pts) battu par Nantes (1-0) samedi.

Les deux pénalties arrêtés par Chevalier - tirés par Simon Elisor et Lamine Camara - illustrent la nouvelle dimension qu’est en train de prendre à 22 ans le gardien formé au club, et dont la régularité depuis le début de saison explique aussi la solidité du Losc cette saison (11 buts encaissés).

Sa performance permet aux Lillois d'entretenir leur belle dynamique, avec une cinquième victoire en huit matches qui les maintient dans la course au podium.

C'est en revanche une fin de série pour Metz (10e, 16 pts), qui était invaincu depuis quatre journées et une défaite à Monaco (2-1, 22 octobre).

"Cela restera une performance que je n'oublierai pas"

"Cela n’arrive pas tous les jours d’arrêter deux pénalties", s'est réjouit Chevalier. "Je ne crois pas que cela me soit déjà arrivé dans ma carrière, c’est bien pour la confiance et pour la tête (...) Cela restera une performance que je n'oublierai pas", a-t-il dit.

Interrogé après le match sur son équipier, le milieu offensif Rémy Cabella a salué sa prestation majuscule: "Si on est là actuellement c’est aussi parce qu’on a un grand gardien et il faut le féliciter. Il touchera le très très haut niveau et pourquoi pas l’équipe de France", a-t-il pronostiqué.

Trois jours après son succès à Ljubljana (2-0) en Ligue Europa Conférence, l'entraîneur lillois Paulo Fonseca avait réservé une surprise dans son onze de départ en laissant sur le banc le milieu de terrain et capitaine Benjamin André au profit d’Angel Gomes.

Du côté de Metz, son homologue Laszlo Bölöni avait reconduit l'équipe qui s’était imposée à Lorient (3-2) le week-end précédent.

Le promu n’était pas venu dans le Nord faire le jeu. Laissant cette responsabilité à son adversaire, il s’est contenté d’exploiter les erreurs individuelles.

Le plan a failli fonctionner quand Sabaly a profité d’une relance trop appuyée d’Alexsandro dans sa propre surface pour Leny Yoro, qui a dû commettre une faute synonyme de pénalty. Mais Lucas Chevalier est parti une première fois du bon côté face à Elisor (29e).

Les Messins auraient pu bénéficier d’un autre pénalty quand Gudmundsson a tiré le maillot puis bousculé Elisor (38e) mais M. Angoula n’a pas osé siffler une deuxième fois.

Lille a ensuite mis le turbo, et s'est récompensé de ses efforts dans le temps additionnel de la première période, avec l’ouverture du score de Yazici, qui a repris devant le but une frappe lointaine d’Angel Gomes (1-0, 45e+2). Quelques instants plus tard, Jonathan David a doublé la mise sur pénalty (2-0, 45e+6).

Revenu avec de meilleures intentions en deuxième période, Metz a obtenu un deuxième pénalty grâce à Elisor, parti dans le dos de la défense nordiste et bousculé par Lucas Chevalier, en retard sur sa sortie. Cette fois, c'est Lamine Camara qui a tenté sa chance, mais le gardien nordiste est encore parti du bon côté (56e).

Metz a poussé jusqu’au bout mais Alexsandro a sauvé devant sa ligne (78e) alors que Cabella a eu dans les pieds une balle de 3-0 (86e).