Le calendrier n’a pas profité aux Bianconeri venus rendre visite à une équipe hespérangeoise remobilisée comme jamais après son changement d’entraîneur.

La Jeunesse attendra mercredi en fin de soirée pour jeter un coup d’œil au classement. Elle sentait que le déplacement de ce dimanche au Hollechbierg n’était probablement pas l’endroit idéal pour se relancer. «On ne comptait pas spécialement prendre des points ici mais il va quand même falloir y songer à partir de mercredi à Mersch. Et là, c’est une ‘’guerre’’ qui nous attend », témoignait le capitaine Milos Todorovic que le nouvel entraîneur eschois, Arnaud Bordi, avait repositionné en sentinelle devant une défense à quatre éléments.

Le terrain étroit du promu va changer du billard d’Hesperange sur lequel le Swift et les Bianconeri ont livré une partie très agréable avec une volonté de produire du jeu. Le champion en titre était aussi coaché par un nouvel entraîneur. Le désir de se montrer était immense pour les joueurs retenus parmi la petite quarantaine qui postulent une place sur la feuille de match chaque dimanche.

On n’avait plus vu le Swift avec un tel plaisir chevillé au corps depuis des mois même si le chantier de Roland Vrabec reste XXL puisqu’il faut remonter une pente sur laquelle Differdange, Dudelange et Niederkorn vont se cramponner également.

Ce dimanche, la nouvelle animation proposée par le technicien allemand a fait son effet et le champion en titre menait deux buts à rien en rentrant au vestiaire. Deux réalisations signées Dominik Stolz, transfiguré par rapport à sa première partie de saison et Luca Ferrara, que Carlos Fangueiro avait déjà lancé dans le grand bain mais qui est en train de confirmer tout le bien qu’on pense de lui.

En face, la Jeunesse n’a pas eu beaucoup de regrets. Peut-être tout de même celui de ne pas avoir ouvert la marque sur une double occasion sauvés par Geordan Dupire, impérial dans ses buts. Toni Luisi puis David Soares ont eu l’ouverture du score au bout des crampons mais c’est de l’autre côté que la pièce tombait.

Sommer empêche le 3-0

Et il fallait un grand Kevin Sommer dans les buts eschois pour que le score ne passe pas à 3-0 après le repos. «Il y avait des choses intéressantes dans le contenu», confessait le gardien eschois. «Malheureusement, on n’est pas en réussite sur les occasions que l’on se crée. Puis les deux buts nous font mal. En seconde période, on produit encore du jeu face à une très belle équipe d’Hesperange. Essayons de soigner la finition. Peut-être une question d’application dans le dernier geste mais ce dimanche, il y avait un gardien en face et la transversale. »

Moins enlevée, la seconde période a confirmé la mainmise du Swift sur la rencontre malgré la rotation importante opérée dès la pause par Roland Vrabec. Plus parcimonieux, les changements visiteurs n’ont pas eu l’effet escompté. Ils ont permis à Arnaud Bordi d’ajuster des niveaux que la trêve internationale creuse parfois. Avec un déplacement à Mersch mercredi et la venue de Pétange samedi, l’entraîneur français a du pain sur la planche. Et la volonté de prendre un peu plus d’altitude par rapport à une zone rouge qui ne désemplit pas.

Transversales

-        Statu quo dans le Top 4 puis les quatre équipes de tête ont gagné. Le leader differdangeois et son dauphin dudelangeois l’ont fait respectivement à Rosport et à Pétange par le plus petit des écarts (1-0).

-        Parfum de crise à Strassen battu dans le derby par le Racing (1-2) et qui signe un huitième match d’affilée sans victoire.

-        Les deux dernières équipes au classement, le Fola et Käerjéng, ont pris un point chacun, confirmant leur regain de forme. L’UNK cède même la deuxième place de descendant à Mondorf, étrillé à Niederkorn et qui jouera un match capital face à Rosport mercredi.