Il reste trois journées avant la trêve hivernale et Strassen a bien l’intention de renouer avec un succès qui le fuit depuis sept journées. Comme le FC Schifflange d’ailleurs.

La trêve internationale a fait son œuvre. Elle a permis aux entraîneurs de préparer un dernier bloc de matchs qui doivent permettre aux équipes de passer l’hiver plus au chaud. Strassen a notamment envie de prendre un peu d’altitude par rapport à une huitième place pas très rassurante. "Je joue en BGL depuis neuf saisons et je n’ai jamais vu une compétition aussi serrée", reconnaît Gautier Bernardelli. "Je me souviens de la domination de Dudelange. De celle du Fola. Ou encore Hesperange la saison dernière mais cette saison, tout le monde peut battre tout le monde. Ça me laisse même des regrets de ne pas être sur le podium après notre début de saison."

Le défenseur central de Strassen confesse que son club prend trop de buts et qu’il a besoin de trop d’occasions pour en pousser une au fond des filets adverses. Le club de la banlieue de la capitale a changé d’entraîneur l’été dernier et a débuté un nouveau cycle avec Vitor Pereira. "Il sait ce qu’il veut. Il est très exigeant et on travaille beaucoup. Le doute ne s’est pas installé parce qu’on possède des joueurs qui ont l’expérience de l’élite mais c’est toujours difficile de sortir d’une spirale négative", poursuit le trentenaire français.

Strassen compte trois victoires depuis le début de la saison. Toutes signées lors des cinq premières journées. Depuis, matchs nuls et défaites se sont succédé. "Le match qui nous attend dimanche au Racing sera très compliqué sur un terrain pas facile. Ce sera un combat. Il faudra mettre de l’envie et de l’impact dans les duels", reconnaît celui qui a passé trois saisons au Verlorenkost avant de mettre le cap sur Strassen. "Je ne regrette rien. Je me sens mieux ici. C’est ma sixième saison et je me sens comme chez moi. Il y a un respect mutuel." En fin de contrat, le défenseur se donne le temps de la réflexion. En attendant, il se sent prêt à donner un coup de collier pour hisser son club dans des sphères plus rassurantes.

Dudelange en gentil dauphin

Schifflange a aussi besoin de se rassurer après une longue période de vache maigre et un ascenseur émotionnel qui lui a valu une qualification en Coupe de Luxembourg et une remontada spectaculaire à la Jeunesse. Ce dimanche, c’est le duel entre les deux promus avec un Marisca Mersch décomplexé qui prendrait bien trois points aussi avant de se mettre à jour contre la Jeunesse le mercredi suivant.

Des Bianconeri désormais coachés par un nouvel entraîneur. Arnaud Bordi, adjoint de Marc Thomé, a pris les rênes d’une équipe qui navigue trop loin du potentiel qu’elle dégage. Le premier test du technicien français sera d’envergure puisque c’est un Swift new-look qui se présentera au Holleschbierg.

Carlos Fangueiro et son staff ont fait les frais d’une première partie de saison chaotique et le club a pris tout son temps pour désigner un successeur. Cette valse-hésitation montre à quel point le chantier est important chez un champion en titre très mal dirigé depuis des mois. Roland Vrabec arrive au chevet d’une équipe au potentiel fou et à qui il faut redonner confiance.

Niederkorn ne traverse pas non plus la période la plus fun de ces derniers mois avec une dernière défaite à Bascharage qui a jeté un froid chez ce prétendant au titre qui reçoit une équipe de Mondorf à la recherche de son second souffle. En attendant, c’est Dudelange qui profite de la situation pour se fondre dans la peau du gentil dauphin qui passe inaperçu. Le déplacement au Titus Pétange va certainement renvoyer une idée plus précise sur les ambitions dudelangeoises ces prochains mois.

Differdange remet son brevet d’invincibilité en jeu à Rosport face à un insondable FC Victoria. Enfin, le Fola et Käerjéng tenteront de confirmer leur regain de forme. Le premier accueille Mondercange dans l’un des derbies de la journée. Le second se déplace à Wiltz qui a l’occasion de se rapprocher encore un peu plus du peloton de tête.