Wegovy, Mounjaro, Ozempic... Ces médicaments affolent le secteur pharmaceutique et nourrissent les espoirs de millions de malades dans le monde: ils soignent le diabète, font maigrir et peuvent être utilisés pour traiter l'obésité.

Quels sont-ils, que traitent-ils, qui les fabrique?

La classe des analogues GLP-1

Ces médicaments imitent une hormone secrétée par les intestins GLP-1 (abréviation de glugaco-like peptide 1) qui stimule la sécrétion d'insuline et réfrène l'appétit en procurant une sensation de satiété.

Des personnes utilisent ces médicaments pour gérer leur diabète de type 2, le plus répandu, et/ou perdre du poids.

Leur administration se fait généralement par injection hebdomadaire mais des groupes pharmaceutiques tels que Novo Nordisk, Eli Lilly et Pfizer cherchent à mettre au point des comprimés à avaler chaque jour.

Ces traitements peuvent avoir des effets secondaires tels que des nausées, vomissements, troubles gastro-intestinaux.

Wegovy et Ozempic chez Novo Nordisk

Chez le danois Novo Nordisk, numéro un mondial du diabète, la molécule semaglutide est utilisée dans le médicament Wegovy, contre l'obésité, et dans le médicament Ozempic, contre le diabète de type 2.

Wegovy est autorisé aux Etats-Unis depuis 2021. Il est commercialisé au Danemark, en Norvège, au Royaume-Uni et depuis peu en Suisse. Le laboratoire veut demander sa certification en France en 2024.

L'Ozempic est autorisé depuis 2017 aux Etats-Unis. Il a récemment été en rupture de stocks, après avoir fait fureur sur les réseaux sociaux pour ses propriétés amaigrissantes.

Rien qu'aux Etats-Unis, Wegovy et Ozempic devraient générer des ventes respectivement de 8,1 milliards de dollars et de 2,1 milliards d'ici à 2031, selon un rapport de GlobalData publié en mars.

Mounjaro et Zepbound chez Eli Lilly

La molécule d'Eli Lilly, la tirzepatide, est commercialisée sous le nom de Mounjaro pour les personnes souffrant de diabète de type 2, depuis le feu vert des autorités sanitaires américaines en 2022. Elle aussi est parfois prescrite hors des recommandations officielles dans le seul but de perdre du poids.

Mais depuis le 8 novembre, cette molécule a été également approuvée pour traiter l'obésité, sous le nom de Zepbound aux Etats-Unis.

Le Zepbound s'adresse aux personnes obèses, et à celles en surpoids souffrant de comorbidités (diabète de type 2, haut taux de cholestérol, hypertension).

Le prix a été fixé par Eli Lilly à 1.060 dollars par mois.