La municipalité d'Alcochete, sur la rive sud de l'estuaire du Tage, a été désignée mardi comme la meilleure localisation pour accueillir un nouvel aéroport de Lisbonne par un comité d'experts chargé d'étudier une solution pour faire face à la saturation de l'infrastructure aéroportuaire actuelle.

Le site d'Alcochete a obtenu le meilleur classement parmi les huit options analysées par la commission composée de sept experts, d'après un rapport rendu public mardi.

Il deviendrait un aéroport complémentaire à celui de Portela, au nord de Lisbonne, "avant de devenir à terme un aéroport unique", a expliqué Rosario Partidario, coordinatrice de cette commission, lors de la présentation publique de ce rapport.

Ce rapport préliminaire va à présent faire l'objet d'une consultation publique jusqu'au 19 janvier.

Le débat autour de l'emplacement d'un nouvel aéroport pour désengorger l'aéroport actuel dure depuis plusieurs années. Le nombre de passagers ayant transité par l’aéroport de Lisbonne a pratiquement doublé en dix ans pour s'établir à 28 millions en 2022.

Plusieurs sites ont déjà été envisagés. Le dernier date de 2022, lorsque le ministre des Infrastructures du gouvernement socialiste avait annoncé le projet d’un aéroport complémentaire à Montijo, sur la rive sud du fleuve Tage également, avec à plus long terme la construction d'un aéroport unique à Alcochete.

L'annonce, qui avait pris de court les partis de l'opposition, avait suscité une vague de contestation. Le gouvernement avait alors rapidement fait volte-face, puis il avait chargé une commission indépendante d’analyser plusieurs options.

Le site d'Alcochete avait déjà été retenu par un précédent gouvernement, avant d'être abandonné en 2010, alors que le pays sombrait dans la crise de la dette.

La décision sur le nouvel aéroport reviendra au prochain gouvernement issu des élections législatives du 10 mars, convoquées suite à la démission de M. Costa qui a vu son nom impliqué dans une affaire de trafic d'influence.

"Si je deviens Premier ministre (...) ce sera l'une de mes premières décisions", a indiqué mardi Luis Montenegro, président de la principale formation d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD, centre droit).