Après Paris, le Premier ministre s'est rendu à Bruxelles puis Rotterdam où se déroulera ce jeudi le sommet Benelux. Le message de Luc Frieden: pour être forte dans le monde, l’Europe doit grandir ensemble.

Paris, Bruxelles, Rotterdam. En ce début de semaine, l'Europe est au centre des premières visites de travail du Premier ministre Luc Frieden. Le nouveau chef du gouvernement luxembourgeois s'est entretenu mardi avec le président du Conseil européen Charles Michel avant de dîner avec le président français Emmanuel Macron.

-> Luc Frieden dîne avec Emmanuel Macron

Ce mercredi, Luc Frieden a rencontré Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, à Bruxelles. Il a également été reçu par le Premier ministre de Belgique, Alexander De Croo, pour une visite de travail. Avant de rejoindre Rotterdam dans la soirée.

Le Premier ministre a qualifié d' "excellents" les entretiens de mardi et mercredi. Il indique qu'en terme d'objectifs les partenaires regardent dans la même direction et que le chemin pour y parvenir reste à discuter.

Luc Frieden a présenté son nouveau gouvernement comme clairement pro-européen. "Nous ne pouvons être forts dans le monde que si l’Europe grandit ensemble. Une nécessité politique, mais aussi économique'', a déclaré le chef du gouvernement.

"L’objectif doit être qu’en termes de sécurité intérieure, de sécurité extérieure, d’Économie, de transition écologique, d’immigration, aucun chemin ne contourne l’Europe. L’Europe c'est la clé. C’est une clé compliquée pour notre avenir", a expliqué Luc Frieden.

Lors de leur entrevue, Luc Frieden et la présidente de la Commission européenne se sont échangés sur divers sujets d'actualité européenne, dont entre autres le télétravail, le marché intérieur et la compétitivité des entreprises de l'UE. Un entretien qui a aussi permis d'aborder les dossiers à l'ordre du jour du prochain Conseil européen, notamment le cadre financier pluriannuel, la politique d'élargissement et les développements en Ukraine.

Des négociations d’adhésion doivent-elles menées entre autres avec l’Ukraine ? ''Pour nous, il est clair que la commission doit faire cette recommandation", lance Luc Frieden. Avant de poursuivre: "Je pense que pour des raisons géopolitiques, pour des raisons de stabilité, pour des raisons de satisfaction en Europe, ces pays doivent pouvoir adhérer à l'Union. En même temps, je dis qu’il sera très difficile de réaliser cette adhésion. Les Luxembourgeois ne doivent pas penser aujourd’hui que l’Ukraine en deviendra membre demain. Cela prendra certainement des années''.

Mais l'Union européenne doit aussi répondre aux attentes concrètes des citoyens. "Nous avons besoin d'un marché unique. Nous devons être capables de travailler au-delà des frontières. On le voit dans les hôpitaux. Nous le voyons avec nos nombreux frontaliers. En réfléchissant de manière transfrontalière, nous devons faire en sorte que cela devienne une réalité pour nous, Luxembourgeois, et pour les autres. Nous devons nous donner pour cela les conditions-cadres. ''

En ce qui concerne la migration, la position de Luc Frieden est claire: Les 27 ont besoin d'une politique européenne d'asile et d'immigration forte. Aucun pays ne peut y parvenir seul.

Le Premier ministre Luc Frieden a aussi pu rencontrer son homologue belge, Alexander De Croo, en amont du sommet Benelux qui se déroulera ce jeudi à Rotterdam.