Dans sa réponse à une question parlementaire du LSAP sur les dispositifs de sécurité des marchés de Noël, le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, affirme que le niveau d'alerte 2 du plan VIGILNAT est maintenu.

Plusieurs communes du Sud du Luxembourg se sont inquiétées après avoir reçu récemment un courrier de la police, qui n'a pas été très bien accueilli.

Le courrier envoyé aux communes de la région Sud par la direction régionale Sud-Ouest de la police, incite ces communes à prendre des mesures de sécurité particulières lors des marchés de Noël ou autres événements rassemblant un grand nombre de personnes. Parmi les mesures citées, figurent des "fouilles ciblées" à l'entrée des marchés.
C'est cette lettre qui a motivé la question parlementaire urgente adressée par deux députés LSAP, Francine Closener et Dan Biancalana, au ministre des Affaires intérieures. Ils lui demandent notamment pourquoi les communes ont été informées aussi tardivement et quelle instance est chargée du contrôle des dispositifs de sécurité.

Dans sa réponse, le ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, souligne que ce courrier est une initiative de la direction de la Région Sud-Ouest de la police, qui voulait ainsi simplement "rappeler certains principes de sécurité à prendre en considération dans le cadre de l’organisation d’un marché de Noël ou autre événement d’envergure", écrit le ministre. Il affirme également que le niveau d'alerte 2 du plan VIGILNAT reste inchangé. Ce niveau prévoit un "danger moyen", où le risque d'une attaque terroriste est réel mais abstrait. Le plan VIGILNAT comporte en tout quatre niveaux de risque de menace terroriste.

Léon Gloden indique encore dans sa réponse que les dispositifs de sécurité mis en place par les communes dans les marchés de Noël ne sont pas contrôlés par la police. Toutefois, "la police, par le biais de ses patrouilles préventives, assurera comme d’habitude une présence autour
des marchés," poursuit le ministre.

Enfin le nouveau ministre des Affaires intérieures souhaite à l'avenir éviter des malentendus entre la police et les communes et par conséquent, promouvoir entre les deux entités une communication proactive et dans des délais appropriés.