Le Syndicat national de la police n'est pas opposé au principe d'une nouvelle unité de police communale, mais il s'interroge sur la possibilité de la constituer, compte tenu du manque de personnel existant.

Le thème de la sécurité avait fait l'objet de nombreuses discussions lors de la campagne électorale pour les communales. Le CSV et le DP réclamaient alors une police communale. Et l'accord de coalition du gouvernement Frieden-Bettel prévoit bien la mise en place d'une unité de police locale. Le Syndicat national de la police grand-ducale, le SNPGL, réagit avec une certaine retenue.

Une police communale doit renforcer la proximité entre les citoyens et les fonctionnaires de police, avec l'objectif de mener davantage de travail de prévention sur le terrain. C'est en ce sens qu'une unité locale de police va être créée. Elle sera placée sous la compétence directe du bourgmestre, afin d'aider celui-ci à assurer ses missions d'ordre public, à garantir la propreté, la tranquillité et la sécurité publiques. Le SNPGL ne s'exprime ni pour ni contre une telle unité. Marlène Negrini, la présidente du syndicat de police, souligne les problèmes pratiques que pourrait entraîner sa mise en place

"Le manque de personnel persistant constitue certainement un obstacle. Où va-t-on aller chercher les personnes censées constituer la police locale? Ces gens auront aussi besoin d'une formation, qui durera à nouveau un ou deux ans. Je pense que cela va plutôt durer deux ans, car après tout, ce seront ensuite des policiers. Cela s'appelle bien police locale, je pense donc que cette formation doit être adaptée à celle des policiers."

RTL

© Marc Hoscheid

 

Depuis 2021, l'Ecole de police forme chaque année 200 nouvelles recrues. Une bonne partie d'entre elles sont destinées à remplacer les policiers qui prendront leur retraite dans les années qui viennent.

En ce qui concerne les revendications du SNPGL à l'attention du nouveau ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden, Marlène Negrini ne se prononce pas encore. Elle souhaiterait d'abord les aborder en cercle restreint. Mais il y a bien une attente.

 

"Eh bien oui, très concrètement, que nous soyons beaucoup plus impliqués. Que quand un problème surgit et que nos membres se tournent vers nous, nous ne devions pas lutter pour savoir quoi, comment, où et être mis au courant d'où se situe le problème. Que nous soyons vraiment informés préalablement, pour que nous puissions travailler ensemble correctement."

 

Marlène Negrini a déjà vu des petits signes indiquant que les choses pourraient aller dans le bon sens lors de différentes réunions avec la direction de la police. En tout cas, l'espoir est là.