Le gouvernement luxembourgeois a annoncé une série de nouvelles mesures qui entreront en vigueur dès que la nouvelle loi Covid sera votée à la Chambre. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Alors que le Luxembourg est confronté à une hausse significative des infections, le gouvernement a décidé de réagir en annonçant une nouvelle série de mesures qui entreront en vigueur dès que la nouvelle loi Covid sera validée par la Chambre des députés.

Parmi les changements majeurs annoncés par le Vice-Premier ministre et la ministre de la Santé jeudi, il y aura une nouvelle restriction liée au régime Covid-Check. Paulette Lenert a confirmé que les autotests ne suffiront plus pour accéder à un bar ou une discothèque à partir de minuit. 

La ministre de la Santé a expliqué vouloir éviter "que les contrôles ne s'assouplissent avec la consommation d'alcool" tout en confirmant que c'était "là où la musique était à fond" que le virus circulait. Une déclaration lourde de sens d'autant plus qu'elle a ajouté que l'âge moyen des nouvelles infections était retombé à 26 ans.

La ministre a également affirmé que "les organisateurs pourront facilement déterminer combien de personnes ayant procédé à un autotest se trouvent dans leur établissement". Cela implique que ces personnes devront quitter les bars et discothèques à minuit.

Pour s'assurer que personne "ne triche", le Vice-Premier ministre, Dan Kersch a annoncé des "opérations coup de poing" qui seront menées par la police grand-ducale dès que la nouvelle loi Covid sera entrée en vigueur.

Dans ce contexte, les représentants du gouvernement ont annoncé que le montant des amendes en cas de non-respect des règles passera de 4.000 à 6.000 euros pour les organisateurs. "Il faudra vendre beaucoup de bière pour couvrir la contravention" a lâché Paulette Lenert.

Dès l'entrée en vigueur de la nouvelle loi Covid, il faudra donc se munir d'une preuve de test PCR, d'un test rapide certifié (pharmacies, hôpitaux), d'un passeport vaccinal complet (2 vaccinations) ou d'une preuve de guérison de Covid pour rester dans les bars et discothèques après minuit.

Si ces nouvelles restrictions compliqueront assurément la vie aux organisateurs du monde de la nuit, elles seront assurément préférées à une fermeture stricte. Dans ce contexte, la ministre de la Santé a assuré que le régime Covid-Check "fonctionnait" mais que les autotests étaient clairement le "maillon faible" du système.

Malgré tout, les autotests ne seront pas abandonnés pour les événements qui ne dépassent pas cet horaire. Considérés comme "utiles" par le gouvernement parce qu'ils donnent "une certaine flexibilité aux organisateurs", ils continueront donc à être utilisés, notamment dans le domaine du sport ou dans l'événementiel.

D'autres restrictions ont également été annoncées dont "l'obligation" de déclarer tout événement dépassant le nombre de dix personnes chez soi. La ministre de la Santé a prévenu que malgré le fait que les policiers "n'entreront pas chez les citoyens, il sera facile de déterminer si quelqu'un a organisé un événement sans le déclarer". 

UNE HAUSSE INDÉNIABLE MAIS... 

RTL

Paulette Lenert photographiée lors de la conférence de presse qui a eu lieu le 8 juillet 2021

La conférence de presse organisée jeudi après-midi a également permis à Paulette Lenert d'évoquer la hausse des infections au Luxembourg. Si elle n'a pas cherché à nier la recrudescence de l'épidémie, elle a insisté sur le fait que la situation restait "calme" dans les hôpitaux et que le nombre de nouvelles infections dans les maisons de retraite étaient "très bas".

Elle a également souligné le fait que plus de 236.000 personnes étaient désormais complètement vaccinées au Luxembourg et que "les objectifs étaient atteints" en termes de vaccination. Elle a d'ailleurs annoncé que les dernières invitations avaient été envoyées mercredi et que "tous les résidents de plus 12 ans devraient avoir été invités".

Une campagne qui devrait encore s'accélérer dans les semaines à venir puisque les cabinets médicaux et les pédiatres seront bientôt autorisés à vacciner contre le coronavirus. De bonnes nouvelles donc, malgré l'inquiétude montante liée au variant Delta qui, comme on le sait depuis quelques jours, est désormais majoritaire au Grand-Duché.