François Bausch, ministre de la Défense, estime que la pandémie a démontré que le Luxembourg avait besoin d'une médecine militaire axée sur les catastrophes.

Le projet de créer un hôpital militaire au Luxembourg avait déjà été évoqué en 2015 par Lydia Mutsch (LSAP) alors ministre de la Santé. Et il toujours dans les tuyaux du gouvernement Bettel. Il s'agirait d'une annexe du nouveau "Südspidol" (hôpital du sud, NDLR) à Esch-sur-Alzette où les activités du CHEM seront toutes regroupées. Le nouvel établissement en cours de construction proposera environ 590 lits et 16 salles d'opération.

Si tout se passe bien au niveau du timing, le nouvel hôpital militaire qui sera relié en souterrain au Südspidol pourrait devenir opérationnel à l'horizon 2028 a expliqué François Bausch (déi Gréng) jeudi devant la commission parlementaire de défense suite à une demande de l'ADR.

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© sudspidol.lu

Le ministère de la Défense a élaboré un concept dès 2019 et signé un "Memorandum of Understanding" pour mettre sur pied un "plan d’action stratégique" de développement de la médecine militaire. L'idée de François Bausch est d’adopter le projet de loi de financement du nouvel établissement "avant l’été 2023" pour pouvoir atteindre son objectif.

LE CAHIER DES CHARGES EN COURS DE RÉDACTION

Un groupe de travail interministériel s'occupe actuellement de rédiger le cahier des charges en collaboration avec l'Association des médecins et médecins-dentistes du Luxembourg (AMMD) et l'Université du Luxembourg avant de mandater des experts pour une étude de faisabilité.

Ce futur "Centre médical de crise" deviendrait un véritable hôpital militaire en cas d'attaque terroriste ou de pandémie. Et en temps normal, le bâtiment serait être utilisé comme un pôle de recherche et un centre de formation, notamment pour les médecins spécialisés dans les situations d'urgence.

Les coûts liés à cette nouvelle infrastructure hospitalière, pouvant être utilisée en cas de catastrophe, pourraient être pris en compte pour les dépenses du Luxembourg pour l'OTAN.

En parallèle, l’État luxembourgeois s'occupe également de la rénovation du site de l'OTAN, l'ancienne Namsa, à Capellen. Ce chantier, qui comptabilise pas moins de 40 bâtiments, devrait coûter 200 millions d'euros à l’État.