Après les récents cas de "mobbing", le ministre du Travail, Dan Kersch, confirme qu'il veut un texte de loi avant la fin de l'année.

Les cas se multiplient ces derniers temps, Le harcèlement n'est pas une exception, il existe dans de nombreuses entreprises et la volonté expresse du gouvernement est d'avoir un projet de loi contre le harcèlement avant la fin de l'année, selon Dan Kersch.

"L'objectif de la loi doit être de réduire le mobbing dans les entreprises parce que c'est quelque-chose qui crée de très nombreux problèmes. A mon avis, même à l'entreprise elle-même. D'un autre côté, il y a évidemment les personnes qui sont concernées, qui sont malades, qui sont parfois même poussées au suicide. Ce sont des choses qui ne sont pas tolérables dans une société moderne. C'est pourquoi il est important de créer une base légale, pour lutter contre cela."

Une base légale dont le ministre veut discuter avec les députés, après avoir reçu à la mi-août un avant-projet de Mobbing asbl - un interlocuteur spécialisé donc.

Nous ne connaissons qu'une fraction des cas récents. Il faudrait qu'une analyse soit réalisée. Le harcèlement est très diversifié, explique Magdalena Mida, directrice de Mobbing asbl.

"Souvent le harcèlement débute très progressivement: on ne vous dit pas bonjour, on vous ignore, on ne vous fournit pas d'informations, on vous donne éventuellement trop de travail, ou pas assez. Ensuite des rumeurs surgissent et ça continue. Puis viennent les menaces, l'isolement. Au fond, nous parlons d'attaques personnelles qui se produisent de manière répétitive, systématiquement et sur une longue période. C'est la définition du harcèlement."

Le mobbing s'exerce principalement du haut vers le bas. Il ne viendrait pas du grand patron, mais de la hiérarchie inférieure: des manageurs, superviseurs, directeurs.

Le reportage en langue luxembourgeoise: